Association Nationale des Anciens Combattants

et Ami(e)s de la Résistance


Comité de Morestel & Nord Isère

Amicale des Maquisards d’Ambléon et des Résistants Actifs (A.M.A.R.A.)

Historique


Alfred Malleret, né le 15 décembre 1911, est le fils d'un mineur du Maine-et-Loire devenu chauffeur de taxi à Paris.

Ayant obtenu le Brevet d'études supérieures, il entre comme employé à la Barclays Bank. Après son service militaire terminé en septembre 1933 et avoir exercé plusieurs emplois, il entre en 1934 à la compagnie d'assurances "La Nationale"; un an plus tard, il y fonde une sous-section syndicale CGTU dont il devient le secrétaire.

En 1936, il participe à l'organisation des grèves et, avec l'un des ses collègues syndicalistes qu'il retrouvera dans la Résistance, Maurice Kriegel, aux discussions paritaires se tenant dans le cadre de ce qui deviendra les "Accords de Matignon".

En juin 1937, Alfred Malleret adhère au Parti communiste, milite aux "Amis de la Commune", au "Mouvement Amsterdam Pleyel". Parallèlement, dans une démarche autodidacte, il s'initie aux sciences humaines, au latin, à la philosophie, notamment marxiste.

Mobilisé en 1939 au 21ème Régiment de marche des volontaires étrangers, il est fait prisonnier le 23 juin 1940 dans les Ardennes. Après une première tentative d'évasion en septembre 1941 avortée, il en réussira une deuxième le 6 avril 1942 et regagne la France, où il sera officiellement démobilisé le 22 juin.

C'est par l'intermédiaire de son ami Maurice Kriegel qu'il entre en contact avec la Résistance à Limoges. Au début 1943, il devient chef régional du mouvement "Libération-Sud" que dirige Emmanuel d'Astier de la Vigerie.

Lorsque les trois mouvements de zone Sud (Combat, Libération, Franc-tireur) fusionnent dans les Mouvements Unis de Résistance (M.U.R.), Alfred Malleret, qui désormais utilise le pseudonyme de "Joinville", est, succédant à Pierre Hervé, désigné comme chef régional Rhône-Alpes (18 départements), avec pour adjoint l'historien Marc Bloch. A ce poste, il prône l'action directe, et favorise le développement et l'armement des maquis. En janvier 1944, les M.U.R. forment avec trois petits mouvements de zone Nord le Mouvement de Libération Nationale (M.L.N.).

Fin mars 1944, Joinville devient le chef d'État-major des Corps Francs de la Libération (C.F.L.), qui sous la direction de Marcel Degliame (Fouché) regroupent les structures armées des mouvements rassemblés dans le M.L.N. et, le 24 mai 1944, le Comité militaire d'action (COMAC) du CNR le nomme chef d'État-major national des FFI, succédant à Dejussieu-Pontcarral arrêté le 5 mai.

Se consacrant durant quatre mois à l'implantation des états-majors régionaux FFI, il sera aux côtés du CNR et de Rol lors de l'insurrection de Paris en août 1944.

Nommé général de brigade le 28 août 1944 et directeur des FFI, il s'installe avec son état-major au ministère de la Guerre, il sera démobilisé le 15 mai 1945.

Député communiste de la Seine de novembre 1945 à décembre 1958, il fut vice-président de l'ANACR de juillet 1956 à son décès en février 1960.

Sources : Le Journal de la Résistance octobre-novembre-décembre 2016

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Dernière mise à jour le 31 août 2017-09:47:48

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Les généraux de la Résistance: Alfred Malleret-Joinville