Association Nationale des Anciens Combattants

et Ami(e)s de la Résistance


Comité de Morestel & Nord Isère

Amicale des Maquisards d’Ambléon et des Résistants Actifs (A.M.A.R.A.)

Historique


Maurice Chevance est né le 6 mars 1910. Ayant devancé l'appel, il s'engage dans l'armée et va servir dans l'Infanterie coloniale. Commandant d'une compagnie du 8ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, l'armistice de juin 1940 le surprend à l'issue d'une longue retraite à Rivesaltes ; il est mis en congé d'armistice.

Ayant monté à Marseille une petite entreprise chargée de prendre en charge les bagages de militaires et civils en transit à Marseille, il rencontre en août 1940 Henri Frenay, et va prendre part au développement du "Mouvement de Libération Nationale" (M.L.N.) que celui-ci met en place avec son épouse Jeannine en Région marseillaise; il participe à la diffusion des organes clandestins du MLN, "les Petites Ailes" puis "Vérités".

En juillet 1941, Maurice Chevance assiste à la première rencontre entre Jean Moulin et Henri Frenay. Participant en décembre 1941 à la création du mouvement "Combat", il entre à son comité directeur avant d'en être désigné responsable pour toute la zone Sud.

Arrêté en janvier 1942 par la police pétainiste avec d'autres dirigeants de "Combat", emprisonné avec Emmanuel Mounier à Clermont-Ferrand, il est grâce à la complicité d'un médecin Résistant mis en liberté provisoire pour raisons de santé. Échappant le 30 avril 1942 à une réincarcération, il est condamné par contumace à 10 ans de prison et 120.000F d'amende.

Maurice Chevance, qui a pris le pseudonyme de Bertin et repris ses activités clandestines, met sur pied le service de renseignement des M.U.R. ("Combat", "Franc-tireur", "Libération"), dont il est nommé chef régional pour le Sud-Est.

Trahi par son adjoint et secrétaire, Jean Multon, Chevance-Bertin est arrêté le 27 avril 1943 à Marseille à son domicile par la Gestapo. Sautant par la fenêtre, il parvient à s'échapper ; blessé, recueilli par un policier patriote, il est soigné à Marseille puis Aix, avant de prendre le maquis dans les Basses-Alpes.

Monté à Paris, il y devient membre du Comité directeur des M.U.R., auxquels succède le Mouvement de Libération Nationale (M.L.N.), ainsi que celui du Comité Anti-Déportation (C.A.D.).

En avril 1944, via l'Espagne, il rejoint Alger pour étudier avec Frenay le statut des F.F.I.. De retour en France en août 1944, il dirige avec Pierre de Bénouville le Bureau F.F.I. du Commissariat à la Guerre.

Promu général de brigade le 1er septembre 1944, il va exercer le commandement provisoire des F.F.I. du Sud-ouest et du Massif Central (régions R3, R4, et R5) organisés en colonnes mobiles rassemblées dans le groupement du colonel Autun. Il commandera aussi jusqu'en octobre 1944 les unités F.F.I. sur les poches de Royan, de la Pointe de Grave et de La Rochelle.

Représentant "Combat" à l'Assemblée Consultative Provisoire, il sera fait Compagnon de la Libération le 17 novembre 1945.

Sources : Le Journal de la Résistance octobre-novembre-décembre 2016

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Dernière mise à jour le 31 août 2017-09:47:48

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Les généraux de la Résistance: Maurice Chevance-Bertin