Association Nationale des Anciens Combattants

et Ami(e)s de la Résistance


Comité de Morestel & Nord Isère

Amicale des Maquisards d’Ambléon et des Résistants Actifs (A.M.A.R.A.)

Historique


Pierre Bénouville est né à Amsterdam le 8 août 1914. Dès 1930, il se fait appeler Pierre Guillain de Bénouville, du nom d'une famille de noblesse normande dont il disait descendre.

Étudiant en lettres à Paris au milieu des années trente, il milite aux "Camelots du Roi", organisation de jeunesse de l'"Action Française", et participe aux émeutes du 6 février 1934. Proche de la "Cagoule", organisation clandestine militarisée d'extrême-droite, il ira combattre en 1936 en Espagne aux côtés des "Requetés" carlistes, alliés de Franco. Cependant, fin 1938, l'"Action Française" ayant approuvé les Accords de Munich, il rompt avec elle.

Mobilisé en 1939, Bénouville est fait prisonnier en juin 1940 lors de l'offensive allemande, mais il s'évade en décembre suivant et, après un trajet à pied de 850 km, gagne Villefranche-sur-Mer, en zone Sud, chez son ami l'écrivain René Behaine. Il reprend une activité de journaliste, comme rédacteur-en-chef de l'Alerte, hebdomadaire de la Révolution Nationale, un organe de presse pétainiste.

Toutefois, en janvier 1941, ayant pour but de rejoindre les F.F.L., il réussit à gagner l'Algérie mais est arrêté à Alger par la police pétainiste et transféré à la prison maritime de Toulon, où il reste incarcéré sept mois. Acquitté en août 1941 par le Tribunal militaire, il est libéré et va s'engager dans la Résistance, en rejoignant la Réseau "Radio-Patrie" ("Carte") début 1942 dirigé par André Girard avec à ses côtés Joseph Kessel, Claude Dauphin qui recense les Résistants et est lié au S.O.E. britannique.

Ayant rencontré par l'intermédiaire de Jacques Renouvin, Henri Frenay, Bénouville rejoint le mouvement "Combat"; dont il va devenir un cadre important, remplaçant Frenay lorsque celui-ci séjourne à Londres. Bénouville va être au cœur de l'"affaire suisse", c'est-à-dire d'une tentative en obtenant à Genève des fonds américains d'affranchir les mouvements de zone Sud de leur financement par la France Libre via Jean Moulin, et par là-même de les autonomiser par rapport à Moulin et de Gaulle.

Frenay ayant été appelé à Londres, c'est Bénouville qui prend la direction de "Combat". A ce titre, il va avoir la responsabilité de la participation à la réunion de Caluire en juin 1943 de René Hardy, qui sera mis en cause dans l'arrestation de Jean Moulin lors de cette réunion.

En avril 1944, Bénouville rejoint Alger via l'Espagne. Il ira combattre en Italie en mai, avant de retourner à Alger en juin. Promu général de brigade, il va diriger avec Chevance-Bertin le Bureau F.F.I. Du Commissariat à la Guerre.

Parachuté en juillet 1944 près de Saint-Etienne pour prendre un commandement clandestin, il sera gravement blessé lors d'un accident de voiture.

Il est fait Compagnon de la Libération le 6 avril 1945.

Sources : Le Journal de la Résistance octobre-novembre-décembre 2016

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Dernière mise à jour le 31 août 2017-09:47:48

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Les généraux de la Résistance: Pierre Guillain de Bénouville